Sophie est une petite nouvelle qui sillonne la blogosphère sans avoir encore osé franchir le pas de la création d’un blog à elle toute seule.
Mais çà ne l’empêche pas d’être joueuse, très joueuse même puisqu’elle à relevé le défi d’envoyer sa cuisine en Ouzbékistan rien que pour vos beaux yeux !
Sophie, c’est à toi :
EN PASSANT PAR L’OUZBEKISTAN…
C’est en Ouzbékistan que Mamzelle Gwen m’a envoyée pour compléter notre Tour du Monde culinaire.
Pas facile pour l’adepte de cuisine légère, subtile et féminine que je suis, sachant que le plat national ouzbek est le Plov, sorte de riz pilaf à la viande de mouton (prise dans
l’épaule ou la cuisse avec un peu de gras), agrémenté d’oignons, carottes, épices (notamment cumin), et cuisiné avec beaucoup d’huile – qui plus est traditionnellement de l’huile de coton, très
peu digeste. On ne fait pas dans le léger apparemment en Ouzbékistan où, il ne faut pas oublier, les hivers sont très rudes, surtout dans les montagnes et dans le désert. Mais c’est l’été en ce
moment chez nous (du moins certains jours.) Aussi ai-je investigué du côté des soupes et j’ai trouvé une très bonne surprise : la Mokh chorba (ou soupe de haricots mungo) dont voici
la recette (à peine changée).
MOKH CHORBA
Pour 6 personnes
Préparation : 20 min
Cuisson : 1h30
Ingrédients :
– 2 oignons
- 2 gousses d’ail
- 2 pommes de terre (que j’aurais volontiers omis si ce n’avait été pour rester proche de la recette
d’origine)
- 4 carottes
- 1 poivron vert
- 500 g de tomates fraîches
- 200 g de viande de bœuf (type bœuf bourguignon)
- 100 g de haricots mungo
- 100 g de riz (complet dans ma version)
- 3 cuillères à soupe d’huile d’olive
- 4 feuilles de laurier
- 1 cuillère à café de cumin
- 1 cuillère à café de mélange ‘quatre épices’ (traditionnellement composé de poivre noir, noix de muscade, clous de girofle et cannelle)
- 1 pincée de curcuma et de safran (mon petit +)
- 3 litres d’eau
- sel, poivre
Préparation :
1. Pelez les oignons, les carottes, les pommes de terre, et émincez tous les légumes (les carottes en bâtonnets, les pommes de terre en dés, et le poivron en… losanges – pour que ce soit plus
joli J ). Ébouillantez et pelez les tomates.
Coupez-les en dés et réservez leur jus. Enfin, coupez la viande de bœuf en gros cubes.
2. Faites revenir la viande et les oignons dans l’huile d’olive (un peu, à moins que vous ne vouliez
faire comme là-bas, auquel cas il faudra augmenter la dose !).
3. Ajoutez les légumes émincés (exceptées les tomates) et les épices, mais ne salez pas encore (on
ne salera qu’à la fin). Remuez bien afin que la viande et les légumes s’imprègnent de ces saveurs.
4. Versez 3 litres d’eau froide et les haricots mungo bien rincés (inutile de les faire tremper la
nuit ; ils auront tout le temps de cuire). Portez à ébullition et laisser mijoter à feu doux environ 40 min.
5. Ajoutez le riz, les dés de tomates et leur jus, salez, et laisser cuire doucement encore 20-30
min jusqu’à ce que le riz soit cuit.
6. Servez bien chaud et parsemez d’herbes fraîches hachées (persil ou coriandre) et de la crème
aigre (comme pour le bortsch).
Oubliant totalement comment et pourquoi cette soupe était entrée dans notre cuisine, nous l’avons
engloutie (en plat principal avec des tranches de pain complet légèrement grillées) sans en prendre une photo… Avec le curcuma et le safran, elle avait un petit goût de couscous très agréable.
La prochaine fois – car il y aura une prochaine fois je mettrai
Notez que d’un point de vue diététique, tout y est : des légumes, des céréales (le riz), et
des légumineuses (le haricot mungo, qu’on pourrait facilement remplacer par des pois chiches), plus un peu de viande pour le goût.
Sophie
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La mouette est têtue… La mouette est récidiviste… Mais la mouette est voyageuse et aventureuse… et c’est tant mieux !
Je laisse donc – encore une fois – la place à Madame LaMouette pour une excursion à Palau…
Ha ! Mam’zelle Gwen m’avait bien prévenue qu’il faudrait une bonne dose d’esprit aventurier pour cette destination …
Quand j’ai lu où je partais, j’ai compris … Palau … jamais entendu parlé !
Quelques clics plus tard, je découvre un archipel paradisiaque en plein Océan Pacifique, entouré par les îles Marianne au nord-est, la Micronésie à l’est, l’Indonésie au sud et les
Philippines à l’ouest.
Les îles Palau ont été probablement découvertes par les espagnols, et furent tout d’abord administrées par l’Espagne. Elles furent vendues à l’Allemagne en 1899, avant de devenir japonaises
en 1914 puis américaines après la seconde Guerre Mondiale. Elles devinrent autonomes en 1979 et indépendantes en 1994.
Palau vit essentiellement de l’agriculture, de la pêche et du tourisme.
L’alimentation est de ce fait riche en poisson, taro, patate douce, noix de coco, tapioca, bananes, fruits de l’arbre à pain …
Toutes ces informations sont finalement assez faciles à recueillir, même si la plupart sont disponibles en anglais. Par contre, là où ça se corse, c’est pour trouver une recette précise
!
J’ai beaucoup cherché, j’ai été en contact avec l’auteur d’un livre sur la cuisine paluane (mais ma source m’a inexplicablement lâché il y a une semaine, sans m’avoir livré ses secrets
culinaires) mais finalement je n’ai pas de vraie recette paluane AOC …. Désolée Mam’zelle Gwen, j’ai dû improviser … Bref, au cours de mes promenades sur divers sites anglophones, j’ai lu
deux informations qui m’ont conduite à la recette du jour : un des desserts traditionnels serait le pudding de riz au lait de coco, et les cuisines paluane et philippine sont assez proches … Il
ne m’en fallait pas plus pour vous concocter ce
Pudding de riz
façon Palau … inspiré du « bibingka galapong » philippin

190 g de riz gluant
75 g de sucre
2 oeufs battus
175 g de lait de coco
1 cuillère à café de levure chimique
des feuilles de bananier
Pour faire le « galapong » : Faire tremper le riz dans le même volume d’eau pendant au moins 4 heures. Au bout de ce temps, égoutter le riz en conservant l’eau et mixer le riz petit
à petit, en rajoutant de l’eau de trempage au besoin – la pâte obtenue doit être souple.
Laisser reposer une nuit.
Le lendemain, ajouter le sucre au galapong, les 2 oeufs battus, la levure et le lait de coco. Bien mélanger. Mixer à nouveau.
Passer les feuilles de bananier au dessus d’une flamme pour en attendrir les fibres.
Dans des petits plats individuels (type crème brûlée), déposer un morceau de feuille de bananier qui recouvre tout le plat. Verser ensuite l’appareil à pudding. Faire cuire au four à 180 °
env. 30 minutes jusqu’à ce que l’ensemble soit cuit (doré au-dessus).
Verdict : Ces petits gâteaux sont très bons, mais copieux ! Le parfum de la noix de coco est bien présent, en revanche la cuisson dans la feuille de bananier confère à l’ensemble un petit
goût herbacé … original (à vrai dire, là où l’appareil a cuit en contact avec la feuille de bananier, le goût est assez écœurant …). Ce n’est pas très orthodoxe, mais je les ai dégusté avec
une compote de myrtille. Il est aussi possible de les réaliser avec de la farine de riz.
Merci Mam’zelle Gwen pour cette découverte !
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Voyage en première classe aujourd’hui avec Gwen (forcément me direz-vous avec un prénom pareil ;-p) !
S’il fallait ne retenir qu’une spécialité de Suède, çà serait celle-là : le gravad lax.
Mais si, en plus, M. GL le suédois va s’encanailler, fricotant avec Mlle Bergamote de Nancy, çà promet bien des chozes…
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Heureusement qu’on ne me demande pas de prononcer à voix haute le nom de toutes les recettes que vous m’envoyez parce que je serais souvent dans la mouise…
Là, par exemple, pour le Luxembourg, çà se prononce comment ce truc ? Le Bouneschlupp ?
Bounaicheloupe ? Bouneucheloupe ? Bouneuchelupe ?
Poocelina, j’exige de recevoir la traduction phonétique de ce machin ou mieux un petit message vocale ;-p
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