Ecole à la maison : on passe à 100% à l'instruction en famille !

Ecole à la maison : on passe à 100% à l'instruction en famille !

En cette veille de rentrée, je voulais faire un petit point sur notre pratique de l’Ecole à la maison car on me pose beaucoup de questions à ce sujet.

Je précise que je ne fais l’école à la maison qu’à Pomponette, ma grande Poupette, elle, se sent parfaitement à l’aise au collège. Elle sait que les cours à la maison sont une possibilité mais elle a choisi de continuer dans son établissement 🙂

Pour revenir rapidement sur notre historique, nous avons commencé l’école à la maison avec Pomponette en 2015. A cause d’un souci de santé, elle n’avait pas pu finir son année de moyenne section. Sur cette période, j’avais entrepris de la faire travailler un peu à la maison, pour qu’elle ne perdre pas ses acquis. Et là, nous avons constaté une amélioration tellement flagrante de son comportement, de son bien être général et de sa qualité d’apprentissage également, que nous avons décidé de continuer l’instruction en famille l’année de grande section.

Puisque je travaille à la maison, c’était simple à mettre en place. Et comme elle n’avait que 5 ans, nous n’étions pas encore tenus à l’instruction obligatoire, j’ai pu choisir notre « programme » en fonction du rythme et des intérêts de la puce, et cette année de grande section s’est merveilleusement bien passée, Pomponette avait fait des progrès fous, tout en travaillant seulement 1 ou 2 heures par jour.

C’était évident pour elle et pour moi qu’il fallait continuer l’école à la maison en CP. Je me sentais tout à fait à l’aise avec l’idée de continuer avec la même méthode, en faisant le programme à notre sauce, mais là, l’homme et les grands-parents ont freiné des quatre fers : « Oui mais quand même, à 6 ans, l’école est obligatoire » (Faux, c’est l’instruction qui l’est), « Le CP, c’est pas la maternelle et tu n’es pas prof », « Il y a un programme à respecter, est-ce que tu es sûre de ne pas la mettre en retard ? »…

LA CONFIANCE, quoi. Et pourtant, ils avaient tous pu constater comme Pomponette se sentait bien dans ses baskets et comme elle s’exprimait / lisait / comptait déjà mieux que la plupart des enfants de notre entourage. Mais la « normalité » est souvent indécrottable.

Bref, pour rassurer tout ce beau monde, on a inscrit Pomponette au CNED, pour avoir un programme, un cadre, tout ça, tout ça. Quitte à prendre des cours par correspondance, j’aurais préféré le Cours Legendre mais le budget faisait un peu grincer l’homme. Donc va pour le CNED.

J’avais fait un petit bilan de nos impressions à l’automne dernier, il était déjà mitigé mais ça ne s’est pas arrangé au fil de l’année.

Si je devais résumer en une phrase cette année au CNED, je dirais : « Non-respect du rythme et des intérêts de l’enfant« .

Le programme est établi de façon à remplir des semaines de 24 heures, et c’est bien de cela qu’il s’agit : REMPLIR. L’enfant doit faire ses 4 jours et demi d’école par semaine, et pour cela on bouche les trous avec des contenus et activités quitte à ce qu’ils soient sans intérêts.

En revanche, certains enseignements essentiels sont parfois survolés ou abordés de façon aléatoire. Je vous passe les fautes d’orthographe dans les supports et les erreurs dans les consignes d’exercices, venant de l’Education Nationale, je trouve ça inadmissible. Bref, en théorie, les modules sont élaborés de façon à rendre l’enfant autonome, mais puisqu’il faut souvent avoir recours à d’autres supports ou explications pour rendre la leçon compréhensible, on oublie l’autonomie.

Tentative de modernité, le CNED a intégré des livres numériques au programme mais la plupart sont d’une inutilité absolue. Ils n’apportent rien en terme de qualité d’apprentissage, au mieux, ils nous font perdre du temps, là où un autre type de support aurait été bien plus efficace. C’est vraiment dommage quand on connait les chouettes possibilités qui existent pour intégrer le digital à l’enseignement.

Dernier point noir, le système d’évaluation. Alors, je sais bien qu’il faut prévoir un moyen de contrôle des connaissances dans le cadre d’un enseignement à distance, mais là, les évaluations sont toutes concentrées en fin de module. Ce qui fait qu’une fois par mois, on se retrouve avec un bloc assez dense de 5 évaluations à réaliser sur une ou deux journées puisqu’il faut attendre la fin du module pour les commencer. Cette concentration en fin de module est source de stress pour l’enfant, alors que de petites évaluations chaque semaine pourraient être mieux vécues.

 

Résultat, j’ai vu Pomponette se démotiver au fur et à mesure que l’année avançait. Elle s’ennuyait la plupart du temps, ne comprenait pas pourquoi elle devait passer du temps sur des compétences déjà acquises ou des activités franchement barbantes. Ses progrès ont été de plus en plus lents. Son envie d’apprendre disparaissait module après module.

Nous avons essayé de tenir bon mais, après son hospitalisation de février, j’ai décidé de revenir à un fonctionnement beaucoup plus proche de ce que nous faisions avant. Sachant qu’avec son corset, il était difficile pour elle de rester assise au bureau, je n’allais pas lui demander de respecter le planning du CNED de 5h d’enseignement par jour. Pour chaque module, j’ai donc regardé quelles étaient les compétences attendues et je les lui ai enseignées à ma façon. Pour les évaluations, elle était quand même obligée d’apprendre les poèmes et chansons imposés, de lire les livres au programme et de réaliser certains travaux d’arts plastiques. Mais elle a retrouvé une nouvelle respiration et a recommencé à faire des progrès.

Au final, ce programme très cadré, qui aurait du me faire gagner du temps puisque je n’avais plus à préparer les supports, m’en a fait perdre beaucoup, et a ralentit l’apprentissage de Pomponette. Je regrette d’avoir plié devant les doutes de la familleet de ne pas avoir continué l’instruction en famille sans cours par correspondance pour l’année de CP.

 

Pour cette nouvelle année, nous repartons à 100% IEF, à notre façon, en suivant le rythme et les centres d’intérêts de Pomponette. Ma poulette repart très motivée et moi aussi 🙂

 

Notre planning sera le suivant :

  • Enseignement le matin, les lundi, mardi, jeudi et vendredi.
  • Les après-midis seront consacrés aux sorties et aux activités moins formelles (activités artistiques, bricolages ou simples séances de jeu, de lecture,…).
  • Le mercredi matin, repos, et l’après-midi Mademoiselle a son cours de danse moderne jazz, plus notre visite hebdomadaire à la médiathèque et une sortie pour profiter de sa grande soeur.
  • Un cours de danse supplémentaire le vendredi, de la danse indienne qu’elle commence cette année après avoir craqué sur une démo de petites danseuses Bollywood <3
  • Une séance de piscine en famille par semaine viendra compléter le programme des activités physique.
  • Enfin, pour changer d’air, travailler dans un autre cadre et faire des activités différentes, Pomponette passera une journée par semaine avec sa Mamie. Cette journée me permettra aussi d’avoir un temps de travail seule.

Concernant l’enseignement, Pomponette aime quand on fonctionne par thématique. Chaque semaine, un nouveau sujet nous servira de support aux apprentissages. Le thème de la semaine sera toujours choisi en fonction des centres d’intérêts de ma petite homeschooler, en ce moment : l’Astronomie (après notre visite à la Cité de l’Espace), la Mode, la Cuisine, le Moyen-âge, les Contes… ou les événements de saison : Halloween, Noël…

Je trouve ce fonctionnement très enthousiasmant et je suis sûre que nous allons nous éclater toutes les deux 😀

Et toi, quels sont tes projets de rentrée ?

Laisser un commentaire
You have to agree to the comment policy.