Les 10 choses que j'aimerais faire avant mes 40 ans

Les 10 choses que j'aimerais faire avant mes 40 ans

A la fin de l’année, j’aurais  35 ans, tu sais. Ne sors pas les mouchoirs, je le vis très bien 🙂

5 ans donc avant le cap des 40 ans, où paraît-il on remet tout ou presque en question. Et moi, arrivée à 40 ans, j’aimerais juste me dire : « Ok, tout va bien, continue comme ça. Tu es à ta place, tu fais ce qui te plaît et la vie est belle« .

Je serais un peu chafouine de m’apercevoir que j’ai à nouveau suivi un chemin qui n’était pas le mien, surtout maintenant que j’ai réappris à écouter ma petite voix.

Pour les 5 ans à venir, je veux me fixer un carnet de route, une liste en 10 points, qui serait un mélange de rêves à réaliser et de projets de vie à construire. Je veux trouver le juste équilibre entre l’accomplissement de mes rêves et la douceur de vivre, pour ne rien sacrifier ni à l’un, ni à l’autre.

Bref, dans les 5 ans à venir, j’aimerais :

1) Créer mon entreprise

Et c’est ce qui va arriver le plus rapidement puisque je viens de signer la rupture conventionnelle de mon contrat de travail. Dans 6 semaines, je serai libre de me consacrer pleinement à de nouveaux projets professionnels.

Ne prend pas cet air inquiet (si, si, je le sais, toutes les personnes à qui je l’annonce prennent un air inquiet), moi, je ne m’inquiète absolument pas ! J’ai toujours travaillé, depuis mes 18 ans, pas une seule période de chômage, les seuls moments où je n’ai pas travaillé étaient mes deux congés maternité. Donc pas d’inquiétude, je gère. Et c’est tellement, tellement excitant ! 😀

Si tu me connais depuis longtemps, tu sais que j’ai déjà été freelance quelques années, et c’était bien. Puis, j’avais accepté un CDI proposé par un de mes clients, et c’était bien aussi. Mais les choses évoluent – je te l’ai dit l’année 2016 a été une année de remise en question, de redéfinition des priorités – et j’ai envie de passer à autre chose, de retrouver la flamme, de me consacrer à des projets qui ont du sens, de faire des choses en accord avec mes valeurs, de prendre à nouveau du plaisir dans mon travail.

C’est une nouvelle, belle et folle aventure qui commence bientôt ! Je ne tiens plus en place ^^


2) Prendre le temps

Lorsque j’ai décidé de devenir freelance, il y a quelques années, mon principal objectif était de pouvoir travailler à la maison pour me rendre disponible pour mes enfants. Je pouvais disposer de mon temps comme je le voulais, choisir de commencer à travailler à 4h du matin pour être libre d’emmener mes filles en balade tout l’après-midi si ça me chantait, je pouvais choisir d’éteindre le téléphone et couper toutes les notifications si j’avais besoin de me concentrer sur une tache sans être interrompue… Et je n’ai jamais été aussi efficace qu’à cette période où je gérais mon temps comme je l’entendais.

Les premières années de mon CDI, j’ai conservé cette liberté. Et puis, nouvelle équipe, nouvelle organisation et l’exercice imposé d’être toujours joignable de 9h30 à 19h30, toujours joignable par téléphone, par chat, et « calls » et mails de débrief des calls à profusion…

Je te passe les détails mais ce fonctionnement n’est pas pour moi, plus on me laisse d’espace, plus je suis efficace, plus on me cloisonne, moins je suis bonne. (Ouais, j’étais poète dans une autre vie ^^)

Le pire dans tout ça, c’est que j’étais de moins en moins disponible pour mes Poupettes, aux antipodes donc de tout ce qui avait motivé ma décision de travailler à la maison.

Donc retour à la case entrepreneure, je veux pouvoir gérer mon temps comme je le souhaite et me rendre disponible pour ma famille quand elle en a besoin, prendre du temps pour moi si j’en ai besoin, passer du temps avec les gens que j’aime sans avoir à  attendre le weekend ou les vacances pour le faire.

Le temps file à une vitesse folle, le temps perdu ne se rattrape jamais, je ne veux plus en perdre une miette sur des choses qui n’ont pas de sens.


3) Être libre de dire « Fais ta valise, on part »

J’adore voyager. Voyager loin ou simplement partir à 2h de la maison, j’ai besoin de pouvoir changer d’air et besoin d’avoir des moments où je suis à 100% avec les gens que j’aime.

En vacances ou juste en weekend mais ailleurs, sans taches ménagères, sans repas à préparer, sans horaires, avec pour seul but d’être ensemble, de s’amuser, de profiter les uns des autres.

Mais ça peut être aussi le fait de partir quelques jours, famille et ordinateur sous le bras, travailler dans un autre cadre, en organisant les journées de façon a pouvoir à la fois travailler et avoir du temps de loisir.

Ce n’est pas vraiment possible quand on exige de toi d’être joignable toute la journée, toute la semaine, mais quand tu retrouves ta capacité à disposer de ton temps, il n’y a de limite que la connexion wifi.

Je veux donc pouvoir décider de larguer les amarres quand j’en ai envie, pour la durée dont j’ai envie et pas seulement 5 semaines par an.


4) Faire un tour du monde

Tu l’as sans doute vu venir celui-là. Mais un TOUR DU MONDE, quoi ! J’en rêve depuis toujours.

Le monde regorge de lieux tellement incroyables que ça m’empêcherait presque de dormir quand je pense à toutes ces choses que je ne verrais peut-être jamais alors qu’elles sont à portée d’un billet d’avion !

Depuis l’enfance, je pense avoir élaboré dans mon esprit l’itinéraire parfait, somme de toutes mes lectures. Oui, j’ai cette manie, à chaque roman lu, de vouloir aller voir en vrai les sites décrits. Et Internet, et Pinterest n’ont rien arrangé. (En revanche, je ne te raconte pas la déception quand j’ai compris que ça ne serait pas possible de voir l’Oracle Sudérien et la Tour de la petite impératrice… Depuis, j’ai arrêté la Science-Fiction, c’est trop déceptif 😉 )

Voir, mais aussi prendre le temps, dans chaque pays, d’aller s’immerger dans la vraie-vie-des-vrais-gens, s’éloigner des sites touristiques et goûter-sentir-ressentir chaque culture, chaque région.

Une des répliques qui m’agacent le plus venant de l’homme, c’est : « On pourra le faire ton tour du monde quand les filles seront grandes et parties de la maison ».

Oh wait !

Petit 1, on a aucune garantie d’arriver jusque-là. Je ne veux pas casser l’ambiance mais… bon, voilà quoi.

Petit 2, je veux justement vivre ça AVEC mes enfants. Tu imagines, découvrir le monde tant que toute leur capacité à s’émerveiller est intacte ? Je voudrais qu’elles ancrent tout cet émerveillement tout au fond d’elles, qu’elles le cultivent tout au long de leur vie, l’enrichissent de leur propres expériences.

Un tour du monde sans les enfants, ça serait gâcher la moitié du plaisir.

Mais bon, il y a encore un gros travail à faire auprès de l’homme pour le convaincre. Alors, en attendant, j’essaie de lui filer le virus du voyage en planifiant quelques road trips et puis, je l’aurai, à force, je l’aurai 😉


5) Ecrire un roman

Tant qu’on parle des rêves de mômes : l’écriture !

J’ai tant d’histoires restées à l’étape d’ébauche dans des carnets. Ado, j’avais même commencé à écrire l’histoire d’une école de magie. Ado encore, un peu après avoir lu à peu près tous les Anne Rice  de l’époque, je m’étais lancée dans l’histoire d’une fille qui tombe amoureuse d’un vampire et qui est confrontée au dilemme du être-ou-ne-pas-être-un-vampire, devoir boire du sang pour survivre ou rester humaine, vieillir inexorablement et perdre son amour à la jeunesse éternelle… Hein, ça rappelle vaguement quelque chose… J’ai loupé ma vocation d’auteur de best sellers…

Mais bon, j’ai encore un réservoir de bonnes idées (voire meilleures #soyonsmodeste) à exploiter et je compte bien réussir à en coucher quelques unes sur le papier jusqu’au point final.

Écrire un conte pour enfant me botterait bien aussi, à force d’inventer des histoires pour les filles, j’ai développé quelques aptitudes en la matière. Le truc, c’est que ce qui m’amuserait vraiment, ce serait d’écrire ET illustrer le conte moi-même. C’est là où le bât blesse, j’ai encore de gros progrès à faire en illustration.

Mon pote Oscar m’a dit un jour qu’il faut avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue quand on les poursuit, alors poursuivons.


6) J’aurais voulu être un artiiiiiste !

S’il y a bien un truc qui me frustre au plus au point, c’est de ne pas savoir dessiner. Je veux dire, VRAIMENT dessiner.

Je suis capable de gribouiller quelques trucs pas trop mal, il y a quelques dessins sympas accrochés aux murs des Poupettes (gardez-les, les filles, on ne sait jamais, vous pourrez peut-être les revendre très chers quand je serai la nouvelle JK Rowling) mais j’aimerais être capable de projeter sur le papier toutes les images que j’ai dans la tête. Et pour le moment, le résultat des mes projections font plus penser au chapeau/boa ayant mangé un éléphant du Petit Prince qu’à autre chose.

Donc, il faut que je trouve un cours de dessin (il n’y a rien d’intéressant près de chez moi, donc si tu as des tuyaux, des bouquins, des cours en ligne à recommander, je prends) et que je pratique, pratique, pratique…

Et puis, j’apprendrais bien la guitare aussi… (Je traine depuis longtemps, l’envie de pouvoir faire un boeuf sur That I would be good  ne me demande pas pourquoi, je te dirais pas 😉 )


7) Parler Italien

Je veux, et puis c’est tout !

Cela ne va pas m’être très utile professionnellement parlant (la raison number 1 du choix des langues pour la plupart des gens)

(En même temps, on m’avait certifié à l’école qu’il fallait absolument que je parle Allemand, l’Allemagne étant le principal partenaire économique de la France, blablabla… 16 en Allemand au bac, jamais eu l’occasion de réellement pratiquer (tous les Allemands parlent super bien Anglais), je ne suis plus capable d’aligner trois mots d’Allemand et une déclinaison est un phénomène qui était à la mode en cuisine en 2010. Point. Fermez la parenthèse.)

Mais l’Italien, c’est tellement joli, chantant, expressif ! Cette langue te transporte. Tu entends trois mots d’Italien, tu es vacances sous le soleil des Pouilles. Un truc porte un nom Italien, tu ne sais pas ce que c’est mais tu as envie de le manger !

Donc, moi, je veux parler Italien ! Voglio parlare Italiano, capisce ? 😀


8) Simplifier

Ces dernières années, je me suis pas mal intéressée au minimalisme et à tous ces courants qui visent à simplifier la vie des gens. (Et oui, j’ai même lu Marie Kondo, comme tout le monde). Et il faut avouer que c’est quand même super efficace : désencombrer son environnement de tous les objets, toutes les activités, toutes les habitudes (voire toutes les personnes) qui au mieux de servent à rien, au pire sont carrément néfastes.

Et – WOW – comme ça fait du bien !

Je n’ai pas encore réussi à tout désencombrer mais j’y travaille et c’est donc logiquement que ce point figure dans ma liste.


9) Poursuivre mes efforts vers un mode de vie plus sain, avec le moins d’impact possible sur la nature

On est quand même pas mal à ce niveau-là à la maison mais on peut toujours faire mieux.

J’aimerais continuer à réduire notre production de déchets. J’ai déjà mis en place pas mal de solution pour éviter de remplir les poubelles. Quand je vois notre conteneur par rapport à ceux des voisins, je me dis qu’on est vachement efficace dans la non-production de déchets. Mais on peut encore optimiser certains points.

J’adorerais réussir à atteindre l’autosuffisance au niveau des fruits et légumes. J’étudie la façon dont je pourrais passer notre potager en permaculture pour obtenir un jardin nourricier tout au long de l’année. J’aime tellement aller faire mon marché dans le jardin et passer directement en cuisine, si ça pouvait fonctionner de cette façon toute l’année, je serais aux anges.

J’aimerais aussi adopter des poules. Je ne mange plus de viande, ni de poisson et très peu d’autres produits d’origine animale. Mais le problème de la vitamine B12 est une vraie interrogation, ça ne me semble pas plus naturel de devoir se supplémenter, alors je mange encore des oeufs et un peu de coquillages. Bien que je veille à n’acheter que des oeufs bio d’un producteur local, la meilleure façon d’être certaine des conditions d’élevage des poules pondeuses serait de les élever moi-même. Je pense donc adopter des poules.

Enfin, si ton esprit tatillon s’est dit : « elle est mignonne mais elle veut réduire son impact et faire un tour du monde, c’est pas très cohérent !« , je te le concède mais je ne suis pas partisane du tout blanc/tout noir, on peut aussi s’accorder certains plaisirs et essayer de les compenser par ailleurs, on peut toujours trouver un équilibre.


10) Challenger mes limites physiques

Alors là, je te préviens, je ne prends aucun engagement !

Autant d’un point de vue intellectuel, je pense qu’il n’y a de limites que celles qu’on s’impose à soi-même, autant d’un point de vue physique, c’est… comme dire ? Je ne suis pas tout à fait athlétique, vois-tu.

Pourtant j’aimerais me prouver que je suis aussi capable de repousser les limites de mon corps.

Attention, tout doux quand même, je n’ai pas l’intention de finir extra bodybuildée !

Mais réussir à tenir des positions de yoga sur la tête, ou courir un marathon pourraient être des challenges dans mes cordes.


Voilà, voilà ! Merci à toi, si tu as tenu jusque-là 😉

Pour ma part, je vais donc m’appliquer à appliquer ces dix points les 5 prochaines années. 5 ans c’est à la fois long et trop peu (Là, c’est la Maman qui te parle ! Tu la ressens aussi cette impression constante d’être tombée dans une faille spatio-temporelle ?), on verra où j’en serai en 2021 mais c’est toujours motivant de se fixer des objectifs.

Peut-être que ça prendra plus de temps, peut-être que certains points évolueront, qu’un objectif secondaire va devenir une vraie passion et prendre le pas sur tous les autres, rien n’est figé. Ce qu’il faut surtout retenir de cette liste c’est :

Rester libre

Prendre le temps

Croire que tout est possible

Et toi alors, ta liste pour les 5 prochaines années, c’est quoi ?

Aigle, liberté

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